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| Abandonner ce produit totalitaire qu’est l’alcool est une rupture d’équilibre majeure pour la personne dépendante mais aussi pour ses différents partenaires (famille, collègues de travail…). | |||
| Pour le patient et l’équipe soignante, " ne plus boire " n’est pas une finalité mais un moyen, un passage pour accéder à un nouvel espace à vivre. | |||
| L’accompagnement de l’après alcool devra donc être : | |||
| inscrit dans le temps, | |||
| progressif, | |||
| adapté aux différents paliers de réactivation nécessaires, en fonction de l’état physique, psychologique et cognitif. | |||
| Un véritable apprentissage est nécessaire pour se stabiliser hors-alcool, et il faudra pratiquer régulièrement ce nouveau langage dans les rencontres, réunions, partages de paroles propres aux mouvements d’anciens malades et aux centres d’alcoologie. | |||
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Vers
une nouvelle appropriation de soi |
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| De nombreux outils thérapeutiques existent et sont une indication thérapeutique à part entière correspondant à un temps particulier : ils doivent être évolutifs et les patients doivent se les approprier, puis les abandonner. Ils sont individuels ou collectifs : | |||
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Pour prendre conscience de son corps : relaxation, massages, soins esthétiques, travail à partir de l’eau ou activités sportives pour le sens du dépassement…De nombreux mois sont nécessaires à cette restauration. |
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Pour restaurer la
confiance en soi : techniques d’affirmation de soi, techniques d’expression
par les ateliers d’écriture, de théâtre, de dessin,
de vidéo, de photo, de musique… |
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| Pour favoriser l’équilibre familial, les thérapies familiales peuvent être envisagées. Car il est essentiel que chacun retrouve sa place dans la famille et la cité. | |||
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L’objectif est une qualité de vie retrouvée adaptée à chaque individualité. Le réseau de soignants, généralistes et spécialistes, a une place indispensable dans cette recherche d’équilibre. |
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Dessins
de Marc Holzwart
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