| N° 1 - 1992 | ||
| MAIS QUE PEIGNENT LES ALCOOLIQUES ? | ||
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Dr
Pierre FRAYSSE,
Dr François GRANIER Service de Psychiatrie d'Adultes Secteur (Pr. ESCANDE) CHR Purpan-Casselardit Toulouse |
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| M. X. est entré dans l'atelier. Sans prêter attention aux autres personnes se pressant autour de lui, il s'est dirigé vers l'établi en bois où sont disposés les tubes de gouache. | ||
| La malade dépressive barbouillait de noir le château crénelé qu'elle venait de dessiner, le maniaque commentait abondamment les grandes stries rouges qu'ils lançait sur la feuille et sur les murs environnants, l'alcoolique recherchait désespérément dans la pièce un modèle à reproduire. M. X. a attrapé une palette, bousculant la jeune stagiaire psychologue qui mélangeait ses couleurs, qui cherchait la nuance, le compromis. Il a longuement pressé le tube bleu au-dessus de sa palette qui a disparu sous le flot de couleur, puis il s'est dirigé droit sur une grande feuille blanche. | ||
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Une longue ligne verticale, un rond au-dessus, comme le point d'un " i " malhabile. Il a écrit " fleur ". Il s'est alors dirigé vers le thérapeute : " Ca y est, j'ai fini " a-t-il chuchoté sans lever la tête, et il est sorti. La déprimée ajoutait quelques chauves-souris, le maniaque racontait sans reprendre son souffle les aléas de sa profession et ses projets grandioses, l'alcoolique recopiait fidèlement le casque ailé d'un paquet de cigarettes, la stagiaire lançait sur sa feuille les nuance d'un bouquet de tournesols. X est schizophrène. |
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| Voilà une scène banale d'un atelier d'art-thérapie. Nous avons pris l'exemple d'un schizophrène hébéphrénique (1) car il est caricatural, mais permet de bien comprendre le fonctionnement de tels ateliers. Mais nous accueillons à la séance toutes sortes de patients hospitalisés dans un service de psychiatrie polyvalente, dont des malades alcooliques. | ||
| Notre intérêt pour les productions des patients alcooliques s'explique d'abord par l'hétérogénéité que leurs peintures suggèrent. La compréhension psychologique de tels patients doit donc prendre en compte l'ensemble de leur personnalité, l'alcoolisme n'étant souvent que l'épiphénomène de troubles psychologiques divers. | ||
| Ensuite, nous ne pouvions oublier les nombreux artistes peintres connus pour leurs conduites addictives. Quels rapports complexes entretiennent la peinture, le maniement des couleurs, des formes, et l'alcool ? | ||
| Enfin, il est frappant de constater que la détérioration due à l'alcool s'accompagne de symptômes picturaux indéniables, tant chez les artistes alcooliques que chez nos patients. | ||
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Ces
différents points nous ont amené à entreprendre un
travail, " L'apport des ateliers d'art-thérapie à la
compréhension de la psychologie et l'alcoolique " (Pierre
Fraysse, mémoire de troisième cycle, prix de la Société
Française d'Alcoologie/laboratoires MERAM 1990). |
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lAprès une brève présentation du fonctionnement de notre service, nous passerons en revue les symptômes picturaux déterioratifs dus à l'alcool. Nous terminerons par l'étude de quelques cas cliniques prouvant la diversité des pathologies associées à l'alcool. |
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| Organisation des ateliers | ||
| Plusieurs
ateliers sont à la disposition des patients : musicothérapie,
atelier de terre, relaxation, danse, etc
Les patients sont libres
de participer ou non aux ateliers, et de choisir ceux qui conviennent le
mieux à leurs possibilités d'expression. Les productions effectuées
dans ces ateliers sont incluses dans l'observation médicale et interviennent
dans la discussion du projet de soin. Elles sont en cela différentes
des activités occupationnelles comme l'ergothérapie. |
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| Durant les séances de peinture, le thème est libre. C'est le principe de base, pas de thème, on demande aux patients un effort d'imagination. Ils ont à leur disposition de grandes feuilles de papier, des gouaches, et un jeu de pinceaux. Les patients alcooliques reviennent souvent à l'imitation pure et simple des modèles qu'ils recherchent, fuyant les improvisations. | ||
| Les productions justifient souvent à la fin de la part du sujet un commentaire. Il n'y a jamais d'interprétation en cours de séance. | ||
| Rentrons plus avant à présent dans l'atelier, en nous intéressant d'abord au patient alcoolique chronique, commençant à subir les dégradations neuro-psychologiques engendrées par l'alcool. | ||
| Les symptômes picturaux | ||
| On sait que l'alcoolisme chronique, par carence en certaines vitamines, entraîne quelquefois des encéphalopathies, laissant parfois des séquelles en cas de guérison, entre autres des pertes invalidantes de mémoire. Mais même en dehors de ces maladies, l'alcoolisme chronique s'accompagne de troubles visuo-spatiaux, mnésiques, et perceptivo-moteurs. Il existe aussi de rares démences alcooliques qui seraient une accélération du processus normal de vieillissement, s'accompagnant d'une atrophie cérébrale. | ||
| Si nous avons insisté ainsi sur ces notions connues, c'est pour nous aider à mieux comprendre les signes retrouvés chez le peintre alcoolique. Et n'est-ce pas frappant, et troublant, de relever la même évolution chez des artistes connus pour leur alcoolisme chronique, qui ont évolué vers des démences et qui en sont morts, et chez certains de nos patients ? | ||
| Suivez donc par exemple l'évolution de l'uvre de Jongkind : vous serez impressionné par les modification de la façon de peindre et de l'inspiration. | ||
| Or Jongkind est mort des suites d'un delirium tremens à l'hôpital de Grenoble en 1891. Ce peintre était issu d'une famille paysanne hollandaise. Après des études d'art à La Haye, il est venu en France, en Normandie puis dans la région de Grenoble. On connaît son goût pour l'étude de la lumière sur le ciel et l'eau. Il est aussi bien connu pour ses conduites d'alcoolisation à répétition ayant abouti à un délire interprétatif (persécutions) vers la fin de sa vie, et à plusieurs hospitalisations en psychiatrie. | ||
| Comment s'est alors modifié son style ? | ||
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| Il est alors troublant de constater que nous retrouvons ces symptômes chez nos patients chroniques. Nous avons la chance de posséder une série chronologique originale d'un peintre alcoolique, lauréat de l'école des Beaux-arts de Barcelone, et venu s'établir à Toulouse après la guerre civile espagnole. La série des tableaux que nous possédons illustrent la même évolution que celle de Jongkind, évolution que nous pouvons suivre et dater en fonction de ses nombreuses hospitalisations en psychiatrie pour décompensations psychiques et/ou somatiques. On note entre deux tableaux, malgré l'imperfection de la reproduction, la disparition des détails, le flou qu s'installe, les modifications de la touche. | ||
| Dans ces deux exemples, la pauvreté affective, le sentiment de vide, de solitude qu'inspirent ces tableaux doit se concevoir comme quelque chose de fondamentalement différent d'un simple souci de reproduction des scènes de la vie. En fait se projettent déjà la tendance à la solitude, la pauvreté des relations sociales, que nous connaissons bien dans leurs histoires cliniques respectives. Mais cet isolement de plus en plus grand est-il la cause partielle ou la conséquence de l'état involutif ? | ||
| Nous allons à présent dans une dernière partie examiner quelques productions effectuées dans les conditions habituelles de fonctionnement de l'atelier d'art-thérapie. | ||
| Exemples de productions effectuées par des patients alcooliques | ||
| Notre objectif sera double : il s'agit d'une part d'illustrer l'extrême difficulté à pouvoir utiliser une médiation pour examiner et projeter les difficultés psychologiques de la vie affective d'un tel type de patient ; nous montrerons d'autre part l'existence de symptômes picturaux traduisant la présence éventuelle de troubles associés sous-tendant les conduites alcooliques. | ||
Nous vous
proposons quatre exemples :
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| L'incapacité à trouver un thème | ||
| M.A. est hospitalisé pour une cure de désintoxication alcoolique. La figure 3 représente une production réalisée à distance du sevrage physique, alors que le patient participe volontiers, avec cordialité, aux séances. Mais l'importance est de décrire la longue attente devant la feuille blanche, l'incapacité à trouver un thème. Il ne peut alors que recourir à une production hyperbanale à l'organisation spatiale rudimentaire, de type symétrique, au chromatisme simple. | ||
| Devant de tels types de représentation, il faut se demander s'il s'agit d'une tentative pour remplacer les carences imaginaires et associatives, ou, dans certains cas, pour masquer des représentations qui pourraient être très violentes, explosives, et que le sujet ne pourrait pas supporter. | ||
| La bouteille, encore et toujours | ||
| Pour certains patients, il existe, comme dans l'observation précédente, une grande difficulté à affronter la situation d'atelier. Dans leur cas, il n'y a pas d'emblée impossibilité de représenter quelque forme que ce soit, mais fixité, représentation unique, toujours identique, de l'objet d'addiction (bouteille, récipient, ou même seringue). | ||
| Ce qui est remarquable est que la représentation de l'objet d'addiction apparaît en premier dans les séries de production. Les patients ne se rendent pas compte qu'ils laissent passer l'objet dont ils sont censés se séparer grâce à leur cure. Il n'existe aucune critique, ni durant la séance, ni au décours, comme s'ils étaient aveugles devant l'objet peint. Une telle cécité traduit comme dans l'observation précédente les redoutables difficultés d'élaboration qu'on pourra prévoir dans la prise en charge de tels patients. | ||
| M.B., par exemple, a accepté après de longues hésitations le principe de l'hospitalisation. Il s'agit d'un malade alcoolique déjà entraîné du fait de son intempérance dans des procédures médico-légales assez lourdes. Son comportement est stéréotypé : une apparente hyperadaptation aux situations de la vie quotidienne cache en réalité un mode de vie solitaire. Le patient, fuyant, est parfois à la limite de l'inquiétude interprétative, voire persécutoire. | ||
| En atelier, B. ironise sur l'utilité de telles séances. Après avoir tourné un moment autour des chevalets, et observé les autres patients au travail, il se décide enfin à prendre un pinceau et une palette. Il nous propose alors l'image d'une bouteille et d'un verre, à la couleur rouge évocatrice. Il sera tout à fait incapable de commenter sa production, très étonné lui-même d'y reconnaître l'objet de son addiction. | ||
| Des signes de névrose | ||
| Chez les névrosés (au sens large de structuration névrotique), nous allons toujours retrouver la permanence de l'objet alcool, associé cette fois-ci aux symptômes bien connus de la névrose (en particulier des difficultés de différenciation sexuelle). | ||
| M.C. a été hospitalisé à plusieurs reprises pour récidive de conduite alcoolique. Lors de cette hospitalisation, il est pris en charge dans le service dans le cadre d'un pré-délirium. Après une phase confusionnelle et onirique, son état général se restaure lentement. Le patient se montre coopérant, mais très dépendant. Il participera volontiers aux séances, cachant derrière une ironie discrète beaucoup d'anxiété face à cette mise en situation. Les premières productions ne feront que traduire l'état de confusion mentale. Nous en avons retenu une réalisée en fin d'hospitalisation, prouvant les difficultés d'identification sexuelle. | ||
| Il faut le lire dans l'ordre précis de sa composition. En haut à droite, un animal de basse-cour à large crête (s'agit-il d'une poule ou d'un coq ?), tenu en laisse par un personnage central amputé à la ceinture. Le patient n'a composé que la partie supérieure du corps, et le personnage, comme l'animal, reste indifférencié sexuellement. Puis, dans l'angle inférieur gauche, l'utilisation de la règle est nécessaire au patient pour ériger de façon rectiligne deux arbres. Cette érection des deux végétaux est suivie d'un retour sur le personnage, auquel il rajoute la partie inférieure du corps. | ||
| On observe donc une composition d'ensemble posée sur le fond. Mais le travail de construction, si faible soit-il, traduit la projection de la capacité du patient à se situer dans la réalité environnante. | ||
| et de psychose | ||
| L'alcoolisme et les toxicomanies peuvent être présents en tant qu'épiphénomènes dans un état psychotique aigu ou chronique. Dans certaines formes graves de psychoses, les comportements addictifs deviennent quelquefois des conduites d'autodestruction. | ||
| Mlle D.,
patiente schizophrène sans famille et sans environnement affectif
cohérent hors du cadre hospitalier, est hospitalisée à
de multiples reprises pour ingestion de produits divers, en particulier
toutes les formes d'alcool disponibles et différents caustiques.
Ces ingestions surviennent au cours de phases délirantes et/ou hyperanxieuses.
Mais ces comportements compulsifs, donc incontrôlables, s'arrêtent
immédiatement quand vont être atteintes les conséquences
graves nécessitant un passage aux soins intensifs. De telles conduites ambivalentes et très graves nécessitent des soins longs, une présence psychothérapeutique permanente, et s'accompagnent d'une incapacité à donner une représentation satisfaisante du corps propre. L'autoportrait situe bien le degré de discordance de cette jeune fille, sa dégradation physique extrême, l'absence de paix intérieure. |
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Durant ces séances, en présence de son thérapeute, le support-feuille reçoit toute la violence que suscite la présence du dit thérapeute. Ceci contraste avec l'attitude de D. en présence d'autres soignants, en séance de musicothérapie par exemple, où la patiente est très infantile, émouvante, développant un vaste répertoire de chansons enfantines et de chants traditionnels. Cette différence de comportement par rapport à la médiation et par rapport à l'intervenant (que nous connaissons bien en pratique) est intéressante car elle oblige à modérer toute affirmation concernant la " vertu " thérapeutique de telle ou telle médiation. Chaque cas est particulier, et à chaque cas est associé pour chaque médiation soit une capacité facilitant et enrichissant l'expression, soit au contraire l'inhibant. |
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| Ces réactions différentes suivant les ateliers et les thérapeutes permettent de mieux comprendre l'un des mécanisme de l'effet psychothérapique de ces ateliers : l'art-thérapeute n'est pas un technicien distribuant les conseils ou les enseignements, mais il se doit d'avoir d'authentique facultés de psychothérapeute pour contenir et canaliser les explosions cathartiques et les manifestations pulsionnelles excessives apparaissent en atelier. Ceci est à rapprocher des méthodes psychothérapiques et techniques de jeux utilisées dans le traitement de l'enfant psychotique. | ||
| On peut rapprocher la production, obtenue ici par une patiente sans aucune connaissance artistique, de certaines peintures abstraites américaines récentes : l'essentiel du travail du créateur n'est-il pas de retrouver les sensations brutales que le malade lui, perçoit instinctivement ? | ||
| Le peintre autrichien Arnolph Rainer par exemple, fréquenta les hôpitaux psychiatriques et se rendit célèbre par ses productions effectuées sous l'emprise de stupéfiants, ce qui entraînait des transformations de style avec apparition de représentations violentes qui témoignent bien des modifications de perceptions sensorielles accompagnant l'alcoolisme et les toxicomanies. De telles images évoquent des vécus atroces, très proches de celui souligné par l'auto-portrait de Mlle D. On retrouve la distorsion, l'angoisse, les cris et la souffrance que même l'alcool n'arrive pas à calmer. | ||
| L'intérêt des ateliers d'art-thérapie | ||
| En conclusion, il faut s'interroger sur l'intérêt de tels ateliers pour les patients : s'il ne s'agissait en effet que d'une activité à visée occupationnelle, ou utilisée uniquement en vue de spéculations intellectuelles, il faudrait alors s'interroger sur le bien-fondé de notre travail. Trois points doivent à notre avis être retenus : | ||
| - ces productions plastiques sont un moyen d'exploration de la personnalité de base (comme des tests projectifs). Nous pouvons ainsi, à l'aide d'un support original, mieux appréhender la problématique alcoolique. Des convergences apparaîtront entre l'alcoolisme et d'autres pathologies (psychosomatique, dysthymique, opératoire) dont les styles picturaux se rapprochent. Nous avons vu (à partir d'exemples tirés de nos ateliers, mais aussi à partir des uvres et de la biographie d'artistes peintres) comment les conduites d'alcoolisation étaient souvent l'épiphénomène d'autres troubles de la personnalité. | ||
| - Intérêt thérapeutique par l'échange engagé entre le thérapeute (qui participe activement en peignant lui aussi en même temps et dan les mêmes conditions que les patients) et le patient, échange par les productions interposées mais aussi par les commentaires qu'elles suscitent. Le caractère essentiel qui apparaîtra dans la production de l'alcoolique (en dehors des alcoolisations associées à un autre trouble mental) sera la grande difficulté d'élaboration et de mentalisation chez ce type de patient. Dans quelques cas cependant, outre le fait qu'elles sont un bon moyen pour favoriser la relation transférentielle, les médiations artistiques sont le support pour une accession plus aisée à de meilleures capacités de mentalisation. | ||
| - Enfin, l'étude du travail et l'observation subjective du comportement pendant les séances à l'atelier, comparées à l'anamnèse biographique, psychopathologique et somatique, apportent un éclairage nouveau sur la compréhension des processus de la création artistique. Une autre partie de notre travail, que nous n'avons pas développée ici, traite de ce délicat problème. Cette approche n'exclut bien sûr jamais le fait que son auteur puisse par ailleurs en rester à d'autres moments à la position du simple spectateur, qui n'a effectivement pas l'obligation de s'intéresser ni de comprendre les mécanismes qui ont permis la genèse d'une uvre pour l'apprécier. | ||
| Ce triple intérêt explique l'engouement actuel pour ce type de technique. Il ne faut cependant pas oublier qu'elle exige une formation spécifique (en particulier psychothérapique), et que d'autre part il faut l'inclure dans un projet de soin plus vaste englobant toutes les stratégies thérapeutiques classiques. Ce n'est qu'à ce prix que le travail en atelier prendra toute sa valeur. | ||
| Résumé | ||
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Quels rapports entretiennent la peinture, les couleurs, les formes et l'alcool ? Nombreux sont les artistes peintres connus pour leur conduite addictive. Jongking, peintre hollandais du XIXe siècle, en est un exemple. Or chez les artistes comme chez les patients, on observe d'indéniables symptômes picturaux de l'alcoolisme traduisant la présence éventuelle de troubles associés. Les ateliers d'art-thérapie ne doivent pas être confondus avec des ateliers à visée occupationnelle. De leur pratique, on retiendra surtout la possibilité d'une exploration de la personnalité, un intérêt thérapeutique par l'échange thérapeute-patient, un éclairage nouveau sur les processus de la création artistique. |
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| Mots-clés
: Art. Peinture. Psychiatrie. Thérapie. Relation soignant-soigné.
Troubles mentaux. E 223, F636. |
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